Géolide - Précisions Techniques

 

Traitement des eaux

Filière existante

Le prétraitement :

Un dégrillage fin retient les déchets solides de taille supérieure à 15 mm présents dans les eaux usées, qui sont ensuite dirigées vers des ouvrages combinés de dessablage-déshuilage.

Les sables se déposent au fond de l'ouvrage et sont extraits par pompage. Une fois lavés, ils peuvent être valorisés.

Les graisses et les huiles sont raclées en surface. Elles sont ensuite totalement éliminées par des bactéries dans deux réacteurs Biolix™ implantés dans la nouvelle usine.

La décantation :

L'eau prétraitée traverse une série de prédécanteurs et de décanteurs lamellaires qui éliminent l'essentiel des pollutions en suspension.

Jusque-là, cette étape nécessitait une injection de réactifs chimiques. La nouvelle filière biologique évitera l'ajout de chlorure ferrique pendant 80 % du temps.

Nouvelle filière

Le traitement par Biostyr™ :

L'eau prétraitée rejoint les unités de bio-filtration Biostyr™ qui éliminent les pollutions restantes par voie biologique. L'eau est filtrée à travers des billes de Biostyrène™ immergées et flottantes. Des bactéries présentes dans l'eau se fixent sur ce matériau et absorbent les pollutions organiques pour se nourrir.

Le traitement des eaux est terminé : la quasi-totalité des impuretés et pollutions a été capturée ou éliminée. L'eau ainsi traitée est transportée par un émissaire jusqu'à l'anse de Cortiou et rejetée sans risque dans la mer.

Le traitement par Actiflo™ :

pour les eaux de lavage des biofiltres

Les pollutions transformées en boues sont évacuées des Biostyr™ par un rétro-lavage quotidien. Les eaux de lavage chargées en boues sont clarifiées sur les décanteurs spécifiques de type Actiflo™.

Ceux-ci intègrent dans un seul bassin 3 phases de traitement :

  1. la coagulation
    Les particules en suspension sont transformées en flocons, grâce à l'ajout de chlorure ferrique et d'un polymère.
  2. la maturation
    Les flocons grossissent en flocs et sont lestés par l'ajout d'un micro-sable.
  3. la décantation
    Les boues, entraînées par leur poids au fond du bassin, sont renvoyées sur les prédécanteurs. Les eaux récupérées en surverse sont redirigées sur le traitement biologique.

Traitement des boues

Nouvelle filière de séchage

Les boues produites sur l'usine des eaux sont liquides. Elles sont acheminées sur l'usine des boues grâce à 2 canalisations situées dans un émissaire pour y subir trois étapes majeures de transformation :

L'épaississement :

Les boues sont d'abord concentrées dans des épaississeurs existants.

La digestion thermophile :

Les boues épaissies séjournent 10 à 12 jours dans des cuves fermées, appelées digesteurs, chauffées à 55°. Les matières organiques qu'elles contiennent sont transformées en biogaz. Celui-ci est récupéré pour servir de combustible.

Il est également transformé par cogénération en énergie électrique et peut alimenter la totalité de l'usine en période hivernale.

Le séchage :

Les boues sont concentrées par centrifugation et vont être portées à un taux de siccité de 90% dans deux sécheurs thermiques. Leur volume s'en trouvera considérablement réduit.

On obtient ainsi des granulés qui seront évacués sur les différentes filières de valorisation thermique ou agricole souhaitées par la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole.

Traitement des odeurs

Les ouvrages susceptibles d'être à l'origine d'émanation d'odeurs sont construits en enceintes fermées et ventilées. L'air sera désormais désodorisé par lavage chimique.
Quatre files de traitement d'un débit total de 404 000 Nm3/h seront installées sur l'usine des eaux. Chacune contiendra 2 tours de lavage des gaz par solution acide puis solution basique.

Sur l'usine des boues, l'air est désodorisé au travers de 3 tours : une tour acide, une tour javel et une tour thiosulfate.

Une surveillance en continu

Une surveillance continue de l'effluent reçu dans l'usine des eaux et du rejet en mer est assurée au travers de 14 000 analyses par an ; 11 000 autres concernent les boues. Soit, au total, 25 000 analyses chimiques, biologiques et bactériologiques.